Intégrer les Technologies
de l'Information et de la Communication
dans sa pratique pédagogique

L'Agence nationale des Usages des TICE

logo Témoignages
Témoignages

 
Lecture d’images en post UPI
Dominique Ruer est enseignant spécialisé coordinateur de la section post UPI (Unité pédagogique d’intégration) au lycée Victor Hugo de Carpentras (84). Il accompagne ses élèves handicapés qui s’intègrent ponctuellement dans des classes de seconde de lycée, comme au cours de la séance d’arts plastiques dirigée par Bénédicte Fabreguettes, qui nous est présentée ici. Rencontres de l’ORME 2008.
Le dispositif pédagogique
Notre dispositif au lycée Victor Hugo allie à la fois les interventions de professeurs de différentes disciplines exclusivement auprès des élèves en situation de handicap, et l’inscription de ces élèves dans des classes de seconde en fonction de leur projet personnel, de leur désir et de leurs possibilités.
De temps en temps nous mettons également en place un projet commun avec un professeur du lycée, sa classe et les élèves de la post UPI, comme en arts plastiques avec ma collègue Bénédicte Fabreguettes.
Les objectifs pour les élèves intégrés
L’objectif général pour nous est de mettre ces élèves en situation telle qu’ils deviennent le plus autonome possible au niveau de la vie quotidienne et de leur vie de citoyen.
À travers un exercice de lecture d’images, nous voulons montrer ici qu’il est possible d’avoir avec ces élèves les mêmes exigences qu’avec des élèves de seconde en cursus normal.
Le rôle du professeur spécialisé
Avant ou pendant les séances, mon travail est de préparer les élèves à recueillir les informations, puis les aider à les utiliser au mieux. La préparation de la séance se fait en collaboration avec ma collègue d’arts plastiques, afin qu’elle puisse évaluer le niveau de compréhension de ces élèves. Par exemple, nous préparons le questionnaire ensemble, je conseille pour l’adapter en fonction du niveau des élèves, que je connais parfaitement. En cours de séance proprement dit, je dois veiller à mettre en place les compensations nécessaires, je modère, je relance les élèves, je les interpelle,  je les aide à prendre conscience de ce qu’ils ont appris, en un mot, je les aide à assumer leur statut d’élève de seconde.
Les avantages du dispositif
Ce qui est important pour les élèves en situation de handicap, c’est de partager ces moments d’apprentissage. Ils sont mis sur le même plan que tous les élèves de seconde, comme ils disent eux-mêmes : « C’est fatigant mais on se sent respecté en tant qu‘élève et en tant que personne »
Dominique Ruer

haut de la page